AUBUSSON

Lot 43
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7 000 - 10 000 EUR

AUBUSSON


Panneau original et assez rare de tapisserie détourée d'Aubusson (France) milieu 17eme
Le triomphe de Charlemagne (faisant partie de 9 preux, parmi le 3 heros saints: Le roi Arthur, Charlemagne, Godefroi de Bouillon) près de la Basilique d'Aix la Chapelle que l'on aperçoit sur la gauche où a lieu son sacre, et de son pouvoir il porte le hermine et un sceptre, il semble donner des ordres au vieillard à sa droite qui pourrait bien être le pape Leon III qui le couronera empereur en l'an 800.
A noter le personnage sur la gauche avec une palme (la palme du martyr) symbole de la chrétieneté, la palme de saint (Charlemagne sera canonisé)
En laine et soie
Restaurations d’entretien
Galons postérieurs
Ht. 250cm - Larg. 340cm

L’entrée triomphale d’Alexandre dans Babylone fait partie d’un ensemble de quatre toiles monumentales peintes par Charles Le Brun entre 1661 et 1665. Des quatre scènes, la plus célèbre est connue sous les deux titres de Triomphe d’Alexandre et d’Entrée d’Alexandre dans Babylone.

Cette tapisserie met en scène le triomphe d’Alexandre de Macédoine entrant à Babylone. Précédé par un homme en armure jouant de la trompette, ornée d’une flamme. Deux serviteurs tirent un riche attelage à bras, en haut duquel est assis Alexandre le grand. Il est coiffé de la couronne de laurier du vainqueur, il a à la main le sceptre royal, il porte en sautoir un collier qui maintient une cape sur ses épaules et il est harnaché d’une riche cuirasse. Ses pieds, quant à eux sont posés sur un épais coussin qui le protège du plancher du char. Un jeune page, élégamment vêtu, brandissant une feuille de palme, ainsi qu’un honorable conseiller, marchent à ses côtés. On devine toute une rangée de feuilles de palme le long de la voie, faisant d’Alexandre le précurseur du Christ entrant à Jérusalem. Derrières la ramure des arbres ont aperçoit une citadelle aux créneaux « mauresques » ainsi qu’une cité. Le chemin emprunté est diversement fleuri, au premier plan.

Le Grand Siècle connaît les deux termes, celui de triomphe directement lié à la victoire qui fonde la souveraineté, parce que Exercitus facit imperatorem (l’armée fait l’empereur) ; d’autre part, en coutume féodale, la joyeuse entrée dans une ville concrétise la prise de potestas par le prince. Dans les deux cas, que ce soit l’Entrée médiévale et le Triomphe antique, il existe une dimension de royauté universelle, représentée par le parasol : cet accessoire brandi par un serviteur représente ce que les Chinois appellent « tout sous le ciel ». Une rondache peut s’y substituer, comme celle qui précède ici l’éléphant.

Le Brun place Alexandre au centre de la composition. Exposé à la vénération, comme le Christ le jour des Rameaux parcourant la voie triomphale qui l’amène à la dignité ; il incarne le fameux cantique des acclamations carolingiennes Christus Vincit, Christus régnât, Christus imperat, sur un char attelé à l’éléphant du butin pris aux Perses vaincus. Alexandre s’affranchit de l’étroite fonction de roi macédonien, quitte le rang de Primus inter parés des guerriers balkaniques et domine le cortège autant que la ville de Babylone. Orné d’une scène de combat, le char sert d’ex-voto à la victoire. Alexandre tient à la main le sceptre de souverain surmonté d’une Victoire qui légitime à la fois la potestas et l’auctoritas (le pouvoir temporel et l’autorité spirituelle) parce qu’il est à la fois roi, prêtre et prophète.
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